bandeau publicité minyanim.fr
14 Octobre 2019 -

up down
social nets

Recherchez un Minyan

Liste d'options :

Créez votre Minyan

Vous souhaitez créer un minyan dans votre société, sur votre lieu de travail, dans un hôtel, etc. ?

Définitions

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET SA SOURCE

La tefila Bétsibour (avec un Minyan de 10 personnes) est, d'après certains, une mitsva de la Torah (Rachbats). D'après la majorité des avis prier avec la communauté est une mistva à part entière, instituée par nos Sages depuis l'époque même du Beth Hamikdach. D'après d'autres c'est tout simplement le seul chemin à suivre pour que la prière soit écoutée. Cependant, tout le monde s'accorde à dire que son mérite est extrêmement grand car même si la Tefila Bétsibour est une institution de Rabanane elle revêt la grandeur d'une mitsva de la Torah puisqu'elle nous permet d'accomplir la mitsva de Kidouch Hachem qui est une des plus grandes mitsva de la Torah et peut-être même le but de la création du monde. C'est au moment de la Kédoucha et surtout du kadich que l'homme réalise cette mitsva de : « Vénikdachti bétokh Bné Israël - Et je serai sanctifié au milieu des Bné Israël » (Vayikra 22 ;32) (Choulh'ane Aroukh , Rambane, Tour, Rambam, Maguène Avraham, Michna Beroura...). Ainsi comme l'écrit le Choulkhan Aroukh (90,9) : « chaque juif doit s'efforcer de chercher une synagogue pour accomplir chaque prière avec un Minyan sauf cas de force majeur ».

Le midrach Rabba explique que la force de la Tefilla Betsibour vient du fait que la Providence Divine est beaucoup plus grande sur un groupe de Bné Israël que sur un individu qui prie seul. De plus, dans le tsibour, il y aura sûrement un homme qui prie avec kavana (en se concentrant) et par son mérite les autres seront exaucés. D'où l'intérêt de bien choisir sa communauté !

Certains décisionnaires, ainsi que le Zohar, pensent d'ailleurs que la prière en communauté n'est pas une simple mitsva mais une obligation stricte (Rav Moché Feinstein zatsa''l, Erets Tsvi, zikhron Yéhouda, Ich Matsli'ah...).

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET SA GRANDEUR

Il est écrit : « Grande est la Tefilla bétsibour (avec un miniane) devant Hachem à tel point qu'elle n'est jamais sans effet et ainsi dit Rabbi Yoh'anane au nom de Rabbi Chimone Bar Yoh'aï : que signifie le verset : « Vaani Téfilati lékha Hachem ète ratsone Je viens avec ma prière devant Hachem au moment de l'agrément. » Qu'appelle-t-on le moment de l'agrément ? C'est le moment où le tsibour est réuni pour faire sa prière (Berakhot 8 a)

Le H'afets H'aïm, dans son Sefer Nidh'é Israël (chap 5) parle de l'importance de prier bétsibour. Il dit que l'une des raisons qui octroie à cette mitsva toute sa grandeur est que le kavod d'Hachem (honneur) est amplifié par : le Kadich, la Kedoucha, le Barékhou et les Amen. Toutes ces mitsvot sont importantes aux yeux d'Hachem et on ne peut pas imaginer la grandeur de leurs effets. Il poursuit : « Grâce à elles, l'amour d'Hachem envers nous est éveillé et elles nous rapprochent de la Guéoula. » Comme il est écrit dans le midrach : Hachem a dit : Au moment où mes enfants soulèvent leurs talons avec leurs corps en disant la kedoucha,J'éprouve une satisfaction à cet instant-là comme à aucun autre moment. Lorsqu'ils lèvent leurs yeux vers les miens et que Je dirige mes yeux vers eux Je m'agrippe à mon Trône Céleste à l'endroit où est gravé l'image de Yaccov Avinou et je l'embrasse et je le chéris. Je me souviens de leur exil et fais rapprocher la guéoula ( délivrance).

Nos Sages disent : trois prières sont toujours écoutées :
- la prière d'un homme qui prie seul (mais) en pleurant.
- la prière d'un homme qui prie seul (mais) entre Roch Hachana et Kippour.
- la prière du Tsibour à n'importe quel moment.
Le Rambam exprime aussi l'importance de la Tefila Bétsibour en ces termes : « La Tefila Bétsibour est toujours écoutée; même si parmi l'Assemblée il y a des personnes qui ont commis des avérot (fautes), Hachem ne repousse pas la prière prononcée par un groupe de dix personnes ou plus. » D'ailleurs les initiales du mot tsibour correspondent à : Tsaddik (Juste) Bénoni (moyen) et Racha (impie) pour préciser que nous sommes conscients qu'un tsibour peut comporter ces trois catégories de personnes et que la prière est quand même écoutée.

Le Méam Loez (Parachat Bo) explique que lorsqu'un homme prie tout seul, plusieurs anges accusateurs viennent faire écran à la prière en posant toutes sortes de questions : est-il méritant ? Est-ce que sa Tefilla est dite avec kavana (intention) ? Mais quand le Minyan prie ensemble, il est écrit à ce sujet : « lo baza éte tefilatam- Hachem ne repousse pas leurs prières » c'est-à-dire même si elles sont prononcées sans kavana ou même s'ils n'ont pas de mérite.

La Guemara dans Yebamot (49b) rapporte une contradiction entre deux versets de la Torah. Il est écrit : « Mi kHachem Elokénou békhol korénou élav - qui est comme Hachem notre Eloqim, qui répond à chaque fois que nous l'appelons » Cela contredit : « Dirchou Hachem béhimatséo, kéraouhou biyoto karov - Cherchez Hachem quand Il est là, appelez le quand il est proche (Entre Roch Hachana et Kippour) » (cela sous entend qu'Il n'est pas toujours proche !). Pourtant nous venons de citer un verset selon lequel Hachem nous répond à chaque fois que nous l'appelons ? La Guemara répond : l'un concerne la prière du Tsibour et l'autre celle du Yah'id (solitaire). Hachem répond tout le temps lorsque dix personnes (au moins) l'appellent mais Hachem est proche de nous, même pour celui qui prie seul, seulement entre Roch Hachana et Kippour.

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET LE KADICH

La prière la plus importante que l'on peut réciter en présence de dix hommes est le kadich. C'est la plus haute et la plus belle louange pour que le nom d'Hachem soit sanctifié.

La Guemara (Berakhot 3a) raconte qu'un jour Rabbi Yossi est entré dans l'une des ruines de Jérusalem pour prier ? Le prophète Elie lui est apparu. Il se tenait sur le seuil. Quand il eut terminé de prier, il lui demanda : « Mon fils, quelle voix as-tu entendu dans ce lieu abandonné ? » Il lui répondit : - un gémissement semblable à celui d'une colombe qui disait : « Oye ! Malheur à mes enfants ! A cause de leurs fautes J'ai détruit ma demeure et incendié Mon eikhal (sanctuaire) et Je les ai exilés parmi les nations ! » Aussitôt, le Prophète a acquiescé et a répondu à Rabbi Yossi : « Par ta vie, c'est une scène courante. Tous les jours et même trois fois par jour. Mais aussi, lorsque les Bné Israël se réunissent dans les Synagogues et les maisons d'Etudes et disent : Amen Yehé Cheméh Rabba Mévarakh (que Son Grand Nom soit magnifié) Hachem acquiesce et dit : « Heureux soit le Roi dont les enfants viennent le bénir dans Sa maison. Et pourquoi un Père exilerait-il ses enfants. Malheur à eux qui se sont éloignés de la table paternelle. » Dans le Roqéa'h , il est écrit qu'Hachem poursuit en disant : « Quand est-ce que je pourrai reconstruire ma demeure et réunir mon peuple d'entre les nations pour qu'il me glorifie et m'honore en mentionnant la kedoucha de Mon Nom. Toute cette « émotion » d'Hachem est provoquée par un simple Yéhé Chéméh Rabba prononcé par dix personnes réunies dans une synagogue ! Il est écrit Le Michna Broura (56,1) au sujet du Kadich : Tout celui qui dit : Amen Yehé Chéméh Rabba de toutes ses forces on lui déchire les mauvais décrets et même s'il a en lui un peu d'idolâtrie, on lui excuse ses fautes (Chabbat 119 b). Cependant, les commentaires expliquent qu'il s'agit de répondre avec toute sa kavana (intention, ferveur) et tous ses membres et pas juste d'élever la voix tandis que notre coeur est ailleurs. Inutile de préciser que l'on doit faire très très attention de ne pas parler pendant le kadich, la kédoucha (ou la lecture de la Torah) car comme le raconte la Guémara derekh erets : un jour Rabi H'ama rencontra le prophète Elihaou avec plusieurs milliers de chameaux chargés de colère Divine, il expliqua qu'ils sont destinés à « réprimander » ceux qui parlent à ces moments là.

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET LA KÉDOUCHA

La Guemara H'ouline (91) explique que chez les anges, il n'est pas évident de pouvoir dire la kedoucha tous les jours : certains le méritent, d'autres ne le méritent pas, certains peuvent la dire une fois par mois, d'autres une fois par an et certains une fois tous les yovel (50 ans) ! De plus, dans le Ciel il y a 496.000 groupes d'anges dont chaque groupe est composé de 10.000 anges qui disent : « kadoch, kadoch, kadoch hachem Tsévakot méloh kol Harets kévodo- Elevé, Elevé, Elevé (Saint) est Hachem D... des armées, et son honneur emplit toute la terre » du matin jusqu'au coucher du soleil et « Baroukh Kevod Hachem Mimekomo- Que soit Béni (=multiplié) l'honneur d'Hachem depuis l'endroit de sa résidence » du coucher du soleil, jusqu'à son lever.
Ainsi, l'homme doit remercier Hachem du privilège de pouvoir dire tous les jours la kédoucha et prendre conscience de l'extraordinaire opportunité qui lui est offerte. Surtout lorsqu'on sait qu'Hachem se « penche » pour nous écouter plutôt que d'écouter ses magnifiques et puissants malakhim (anges) de feu qui lui chantent ces mêmes paroles.

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET LA HALAKHA

- Un homme doit s'efforcer au maximum de prier dans un beth haknessète (synagogue) avec le tsibour (collectivité, communauté). En cas de force majeur, on pourra prier au même moment que la communauté car cela a aussi une certaine valeur de téfila bétsibour (Choukhan aroukh).
- L'essentiel de la prière avec le kahal, c'est le moment de la amida (prière silencieuse prononcée d'abord individuellement) que doivent faire dix personnes en même temps (Michna Beroura 70.35). C'est pourquoi, il faudra a priori faire en sorte que le h'azan (officiant) et 9 autres personnes commencent la amida silencieuse en même temps.
- Il est interdit de commencer la amida avant le tsibour même si c'est pour un bon motif comme enseigner la Torah en public (si c'est vraiment nécessaire, il convient de sortir et faire la prière ailleurs). Par contre, si le tsibour prie très rapidement et que l'on prie lentement, il est permis de commencer la amida avant lui afin que l'on puisse la finir à peu près en même temps et pouvoir ainsi répondre à la kedoucha.
- Si une personne commence sa amida en retard mais que le tsibour n'est pas encore arrivé dans la amida à la bénédiction hakel hakadoch, on peut considérer qu'il a véritablement prié bétsibour.
- Si un fidèle arrive en retard mais arrive à faire sa amida en même temps que la h'azara (répértition, reprise) du h'azane, d'après de nombreux décisionnaires cela a une certaine valeur de téfila bétsibour (H'azone Ich, Pri Mégadim, Kaf h'h'aïm).
- Il est recommandé de ne pas voyager dans un endroit où on ne trouvera pas de Minyan pour prier, sauf si c'est pour la santé, pour faire une mitsva ou pour sa parnassa.
- Il est même interdit d'étudier la nuit jusqu'à des heures avancées si l'on risque de rater le lendemain la tefilla bétsibour, le kaddich ou la kedoucha.
- Il y a lieu de réprimander des personnes qui ne viennent pas prier bétsibour sous prétexte qu'ils ont des obligations professionnelles qui les en empêchent ou même qu'ils doivent étudier la Torah car aucune des deux raisons n'est suffisamment valable pour priver un Ben Israël de ce mérite exceptionnel.
- Lorsqu'il y a une séoudat mitsva (repas lié à une mitsva), il faudra s'assurer avant de s'y rendre de ne pas rater la tefilla bétsibour.

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET SA RÉPRIMANDE

Le Choulh'ane aroukh dans les Techouvot du Bet Yossef (chap.70) écrit : Il y a lieu de punir les membres d'une ville qui ne fréquentent pas la synagogue parce qu'ils sont trop occupés à étudier la Torah ou à gagner leur parnassa. Ceux qui sont riches doivent payer des amendes pour cette faute. Le Elia Rabba ajoute même que ceux qui étudient la Torah et pour cela ne vont pas prier bétsibour provoquent un h'illoul Hachem (profanation du nom d'Hachem). Dans le Sefer Yssod Véchorech Haavoda (chap.7) il est écrit : « Les commerçants, propriétaires d'un magasin, ou les gens qui habitent loin et qui, de ce fait, négligent la prière bétsibour de l'après-midi (minha) et du soir (arvit) et se suffisent de prier en communauté à Chah'arit sont à réprimander. C'est une grande honte pour eux. Même si un homme se considère comme tsaddik gamour (juste parfait) parce qu'il fait des prières avec pureté et ferveur, il est tenu de prier bétsibour car sa tefila sera alors encore mieux reçue. Certains décisionnaires ont même tranché la halakha dans ce sens : quelqu'un qui a une synagogue dans sa ville et préfère prier chez lui n'est pas quitte de la mitsva de Tefila (prière). Il est appelé mauvais voisin et entraine l'exile pour lui et ses enfants, ra'hamana litslane.

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR ET SA SÉGOULA

- Il est écrit dans le Sefer Baal Hamaor vachemech qu'un homme qui prie bétsibour aura des facilités pour gagner sa parnassa. Comme il est écrit dans le chéma : « ouléovdo békhol lévavekhem - Vous Le servirez de tout votre coeur » et juste après : « vénatati métar artsekhem béïto- et Je donnerai les pluies en son temps ». C'est une allusion à la grande parnassa mérité par le fait de « servir Hachem »- expression qui désigne la prière bétsibour.

- Le Pélé Yo'ets émet une opinion très forte selon laquelle le kaddich, la kedoucha, Barékhou (les prières que l'on ne peut faire qu'avec le miniane) et tous les amen que l'on répond en communauté se tiennent au sommet du monde et les hommes n'en ont pas conscience.

- Le H'afets Haïm écrivit une lettre au moment de la première guerre mondiale. Nous en reproduisons ci-dessous quelques extraits : Tout Juif doit se rendre avec ses fils dans les lieux d'études où l'on pourra prier les trois offices quotidiens en assemblée... Cette obligation s'impose car il est extrêmement important de répondre au kaddich : Amen yehé Chémeh rabbba... à la Kedoucha ainsi qu'à Barékhou.....En effet, ces répliques permettent d'annuler de nombreux fléaux susceptibles de s'abattre sur nous.... Nous ne pouvons pas nous imaginer le nombre de sauvetages miraculeux que pourrait obtenir notre peuple si seulement, sincèrement, tous se rassemblaient pour les trois prières journalières. Le fait de répondre en masse au kaddich, à la Kedoucha et à Barékhou épargnerait bien des malheurs. Ceux qui parviennent à convaincre leurs semblables et les renforcent dans ce domaine possèdent incontestablement un grand mérite car c'est d'eux que viendra le salut.... »

LA PRIÈRE BÉTSIBOUR EN QUESTION

Nous prions tous les jours pour la Guéoula (la délivrance) au cours de la Téfila bétsibour. Pourquoi cette prière n'est-elle donc pas réalisée sachant l'extrême force des prières faites en Minyane (Kah HaH'aïm dans son commentaire du Choulh'ane Aroukh) ?

Il répond lorsque l'on prie pour la guéoula (délivrance) cela ne concerne pas seulement le venue du Machia'h mais il s'agit aussi de chaque délivrance personnelle ou de la délivrance d'une attaque ennemie ou autre. Nous sommes témoins que le petit agneau (le Klal Israël) au milieu des 70 loups qui veulent sa perte (les 70 nations qui nous entourent) s'est maintenu à travers l'histoire alors que d'autres grandes nations puissantes ont disparu. Il n'y a pas de plus grande preuve à la réalisation de la prière du Tsibour que celle-ci (Kaf HaHaïm 90.59)

IL N'EN MANQUAIT QUE NEUF !

Le Rav Mordekhaï Gifter devait prendre l'avion en compagnie de huit bah'ourim (étudiants en Torah) pour assister au mariage d'un des élèves de la Yechiva. Pour des raisons techniques, l'avion ne put atterrir dans la ville où devait se dérouler la cérémonie. Il continua son vol et lorsqu'enfin il put atterrir, le Rav et ses élèves s'aperçurent que l'heure limite de Minh'a approchait. Ils allaient prier minh'a sans Minyane (quorum de 10 hommes nécessaire pour réciter certaines prières dont le kadich et la kedoucha) car ils ne remarquèrent aucun Juif dans l'aéroport. Cependant, il fallait tout de même trouver un endroit convenable pour prier. Ils interrogèrent un porteur qui leur indiqua une salle vide. Curieusement, cet homme resta avec eux jusqu'à la fin de la prière de minh'a. Le porteur leur demanda alors pourquoi ils ne récitaient pas le kadich. Ils lui expliquèrent qu'ils n'étaient que neuf et que le Kadich ne se récite qu'en présence de dix hommes Juifs. Le jeune homme leur répondit en yiddich : « et moi ? » Il entama aussitôt le kadich. Il leur expliqua ensuite qu'il avait abandonné toute pratique religieuse et qu'après le décès de son père, il n'avait pas récité le kadich. La veille, son père défunt, lui était apparu en rêve et avait témoigné son mécontentement. Il le prévenait que le lendemain était l'anniversaire de sa disparition. Pour l'élévation de son âme, il exigeait de son fils qu'il récitât le kadich. Son fils ne put lui faire cette promesse car il ne fréquentait aucune synagogue et sur son lieu de travail la présence d'un Minyan semblait vraiment improbable. Le défunt répliqua qu'il réglerait le problème. Effectivement, la main d'Hachem arrangea cette rencontre miraculeuse avec neuf autres Juifs dans cet aéroport. Plus rien ne s'opposait à l'accomplissement de la mitsva. Devant l'association de toutes ces coïncidences non fortuites, le jeune homme se repentit et s'engagea immédiatement dans une nouvelle vie de Téchouva et bonnes actions !

LE MÉRITE DE L'ASSIDUITÉ

Il y avait un homme qui habitait loin du centre de la ville où se trouvait le Beth Haknessète (la synagogue). Il avait un long chemin à parcourir pour aller à la Tefila (prière) mais il le faisait tous les jours avec joie et se rendait ensuite à son travail. Cela lui prenait beaucoup de temps mais jamais il ne ratait l'heure de la Tefila avec l'assemblée que ce soit en plein hiver sous la neige, ou pendant l'été par les grandes chaleurs. Dans le Ciel, on était émerveillé devant un tel comportement et aucun ange ne trouvait rien à redire. Un matin, alors qu'il était sur la route menant à la synagogue, il vit des charrettes remplies de bois que le vendeur cédait à moitié prix. Il pensa à ses enfants qui avaient besoin de chauffage car l'hiver était rude et le bois était cher. Il se dit : si je vais à la Tefila pour arriver à l'heure habituelle, je perds cette bonne affaire; il vaut mieux que j'achète une bonne quantité de bois avant que tous les villageois profitent de cette offre intéressante ; je ne trouverai plus rien à mon retour. Finalement, il acheta le bois et le rapporta chez lui en courant. Il se précipita ensuite vers la synagogue espérant au moins entendre un kadich. Malheureusement, il arrive trop tard et fit sa Tefila tout seul ! Ce fut un grand échec. L'ange accusateur alla se plaindre devant le Créateur en soulignant que l'homme avait 'vendu' sa Tefila betsibour (prière avec la communauté) pour une petite somme d'argent économisé et pour un peu de bois ! Hachem lui répondit qu'il a certes fauté en « vendant » du temps de Tefila pour une économie d'argent mais n'oublions pas combien de fois il avait vendu du temps dans son métier, du temps qu'il aurait pu passer avec sa famille, du temps de loisir... pour arriver à l'heure à chaque office, sans même tenir compte de sa fatigue !

UNE PRIÈRE RÉVOLUTIONNAIRE

L'histoire se passe en Russie à l'époque de la révolution bolchévique. Un homme Juif assumant de grandes responsabilités dans des bureaux importants se fit arrêter à un feu rouge par un passant. « S'il vous plait, nous sommes 9, il faut 10 personnes pour pouvoir faire la prière; si nous n'avons pas Minyan, nous ne pouvons pas dire le kaddich ou la kedoucha ; vous voulez bien venir compléter ? » L'homme devait aller ouvrir les bureaux afin de permettre au personnel d'entrer mais vu l'insistance des neuf personnes, il gara sa voiture et suivit le groupe vers la synagogue. Il était heureux de participer à cette immense mitsva mais inquiet des conséquences de son retard. Lorsqu'il sortit de laTefila, il entendit des coups de feu, des gens qui criaient et qui se sauvaient. Les bureaux avaient été envahis par des soldats. Il n'avait plus de travail mais il avait sauvé sa vie en complétant ce Minyan. Il eut aussi de la siyata dichmaya (l'aide d'Hachem) pour quitter la Russie très rapidement.

UN CLIENT UN PEU ENVAHISSANT

Rabbi David Gilk possédait un magasin de papier peint. Chaque jour, à une heure bien précise, il avait l'habitude de fermer sa boutique, quoi qu'il advienne pour se rendre à la Tefila Bétsibour de Minh'a suivi de Arvit. Personne ne pouvait le distraire de cette sainte habitude.

Un jour, un client pénétra dans son magasin 1/4 d'heure avant qu'il ne ferme pour se rendre à sa prière quotidienne. Le client lui expliqua qu'il rénovait ses locaux et qu'il avait donc besoin d'une grande quantité de papier peint. Rabbi David comprit tout de suite que cette grosse commande risquait de lui faire manquer Minh'a et sans hésiter, quitte à perdre la vente, il proposa au client de revenir le lendemain. L'homme insista en lui expliquant qu'il en avait besoin pour le jour même et commença à examiner les rouleaux attentivement et à faire des calculs. Rabbi David le pressa et lui précisa qu'à 7 heures il fermerait sa boutique dans tous les cas. A 7 h moins une, Rabbi David s'exclama : - je m'excuse mais je ferme, il faut que je parte, je ne peux pas être en retard. Il pensa : je vais rater la prière avec le tsibour (le Minyan) et je vais être obligé de prier seul, h'as véchalom. Le client lui dit : - mais comment pouvez-vous agir ainsi, j'ai vraiment besoin de cette marchandise ?

- Bon, tenez prenez les clés du magasin et choisissez tranquillement. Quant à moi je reviens dans une heure et demie à peu près mais là je m'en vais dit-il en courant vers la porte. Le client lui cria : - comment pouvez-vous me remettre les clés de votre magasin ? En une heure et demie je pourrai vider toute votre boutique et voler toutes vos affaires. Il n'avait pas fini de parler que Rabbi David chevauchait déjà sur son vélo. Le client lui fit signe de s'arrêter une minute. Il répondit - non, je n'ai pas une minute, je suis très pressé. Il insista : - je vous promets, accordez-moi une minute pas plus ! - Que voulez-vous encore ? - Je ne suis pas venu acheter du papier peint ; je travaille pour le fisc et on m'a envoyé chez vous pour faire un contrôle. Si, pour assister sans retard à une prière à la synagogue vous êtes prêt à prendre de tels risques, à confier votre magasin, tous vos papiers et à renoncer à une si grande vente, alors ce n'est plus la peine de vous contrôler. C'est en soi une preuve que vous n'avez rien à vous reprocher et je suis absolument convaincu de votre droiture absolue. Sauvez-vous et toutes mes félicitations, Monsieur !

TÉMOIGNAGE D'UNE HISTOIRE RÉCENTE

Un groupe d'étudiants décida d'aller passer Roch Hachana à Ouman. Ils possédaient une petite camionnette pour le voyage mais étant donné que l'un d'eux avait un passeport périmé ils firent le voyage en caravane afin qu'à la frontière ils aient moins de risque de se faire arrêter. (en effet, les douaniers penseraient sûrement qu'ils étaient de la région et habitaient dans leur caravane).

Malheureusement, ils furent fouillés de façon méticuleuse et les douaniers découvrirent que le passeport de l'un d'entre eux n'était plus en cours de validité. Ils l'empêchèrent donc d'entrer et l'un de ses amis décida de rester avec lui afin qu'il ne se retrouve pas seul. Ils prirent tous deux un train en direction de Cracovie quelques heures avant la tombée de la nuit pour arriver avant l'entrée de la fête. Ils se renseignèrent pour savoir comment se loger et on leur dit qu'il y avait un hôtel qui appartenait à un Juif. Lorsqu'ils entrèrent dans cet hôtel, les gens qui étaient là se mirent à applaudir, à chanter, à danser de joie ! Quel accueil ! La raison était qu'ils se retrouvaient sans Minyan pour faire la Tefila de Roch Hachana et qu'il leur manquait justement deux personnes. Hachem avait vu à quel point ces huit personnes étaient tristes de prier sans Minyan pour une fête si importante. (Cette histoire s'est passée à l'hôtel Eden à Cracovie).

PARABOLE DU H'AFETS HAÏM

Un paysan devait se rendre rapidement en ville. Sur le conseil de sa femme, il décida de prendre le train. De bon matin, il gagna la gare tout heureux de pouvoir vivre cette nouvelle expérience. Il se présenta au guichet pour acheter un billet.

Devant l'hésitation et l'incompréhension du voyageur, le guichetier lui vendit d'office un billet de première classe.

Parcourant quelques wagons à la recherche d'une place libre, le villageois finit par s'installer dans le compartiment de troisième classe.

En observant le ticket d'un autre passager, il remarqua qu'il était différent du sien. Intrigué, il interrogea son voisin mais ce dernier, incapable de lui fournir une explication lui dit seulement que le contrôleur n'allait pas tarder.

Pris d'effroi et craignant de se faire expulser du train , le paysan se cacha sous la banquette!

Comme prévu, le contrôleur entra dans le compartiment. Son pied heurta quelque chose de dur sous la banquette. Il se pencha et découvrit la cause de sa douleur: un passager se dissimulait sous le siège! Il le soupçonna aussitôt de voyager clandestinement. Pris de panique, le pauvre homme sortit de sa cachette et tout tremblant tendit son ticket au contrôleur.: « Sot, que vous êtes lui dit ce dernier! Au lieu de voyager confortablement en première classe avec ce billet, vous choisissez le compartiment le plus pauvre et , de plus vous vous glissez sous la banquette à un endroit où vous risquez de vous faire piétiner!

Nous ressemblons à ce paysan. Le ticket de première classe fait allusion au mot amen qui, prononcé pendant la prière bétsibour avec toute notre ferveur, nous ouvre toutes les portes : celle de l'abondance d'acquis spirituels et matériels. Et celle du Gan Eden. La Guemara (Chabbat 119 b) cite Reich Lakich disant: « Toutes les portes du Gan Eden s'ouvrent devant celui qui répond Amen de toutes ses forces. D'où l'apprend-on. Du verset (Ichaya 26.2) : Ouvrez les portes pour laisser entrer le peuple juste , gardien de la loyauté (chomer émounim). Ne lis pas chomer émounim nous dit-on mais chomer aménim: le peuple qui prend soin de porononcer des amen.

PARABOLE DU H'IDA

Il y avait un roi qui avait un ami proche qui venait souvent le voir ; un jour une grande fête fut organisée en l'honneur de ce roi . Le roi était fort honoré et demanda à son peuple de se présenter tel jour devant le palais afin de réaliser toutes leurs souhaits et répondre à toutes leurs requêtes. Cet ami là n'est pas venu. Le roi qui était très fatigué d'une journée aussi pleine et aussi chargée lui demanda : « pourquoi n'es-tu pas venu aujourd'hui, j'aurai pu aussi réaliser tous tes souhaits.. L'ami a répondu : « Je savais que le roi était très occupé aujourd'hui ; j'ai la chance de le voir n'importe quel jour de l'année et je n'ai pas voulu le déranger spécialement en ce jour. Je sais que lorsque j'aurai besoin du roi, je ferai appel à lui et il répondra à ma demande avec amitié. Le roi lui répondit ».- Tu as bien parlé et il est vrai qu'à chaque fois que tu souhaites quelque chose j'accède à ta demande.

Il y a des moments dans l'année où Hachem écoute les prières, les louanges de chacun mais l'ami du roi (le Klal Israël) lorsqu'il se réunit en miniane n'a pas besoin de choisir spécialement un jour pour être exaucé. C'est le sens du verset que nous avons cité vaani téfilati lékha Hachem éte ratsone ; chaque fois que nous sommes réunis en miniane pour la prière constitue un éte ratsone un moment d'agrément.

UN GENDRE DE QUALITÉ ?

Un homme vit de loin un passant courir et sauter d'un toit jusqu'à une cour afin d'arriver à temps pour prier avec l'assemblée. Il fut impressionné par tant de zerizout (empressement). Il se dit c'est sûrement un grand Talmid h'akham (érudit en Torah). Il s'arranga pour que ce jeune homme rencontre sa fille pour un chidoukh. Les choses évoluèrent et ils se marièrent. Après le mariage, il s'aperçu qu'il avait dû se tromper sur son érudition car il était trop souvent silencieux et toujours discret. Il en parla à Rav Abba et Yossi et leur dit : « Je pense que je me suis trompé, mon gendre n'est pas un grand érudit ! Ils répondirent : - nous allons le tester et nous te tiendrons au courant ».

Lorsqu'ils parlèrent avec le jeune homme, ils s'aperçurent qu'il était d'une érudition particulière mais d'une modestie sans pareille. Le beau-père confirma donc ses suppositions : quelqu'un qui saute d'un toit pour ne pas rater un Minyan cache sûrement plein d'autres qualités.